Le changement de pouvoir en Afrique prend de l’ampleur alors que les énergies renouvelables dépassent les investissements dans les énergies non renouvelables de 8:1
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Le paysage énergétique africain est en pleine transformation fondamentale. En 2025, le financement de la production d’énergie renouvelable par la Standard Bank a dépassé celui de la production d’énergie non renouvelable d’un ratio de 8:1, signalant une transition vers des systèmes énergétiques plus propres et plus durables à travers le continent.
Avec près de 600 millions de personnes à travers l’Afrique encore sans accès à une électricité fiable, la lutte contre le déficit énergétique reste l’un des moteurs les plus importants du développement socio-économique sur le continent. Standard Bank est l’un des principaux facilitateurs de la transition énergétique juste en Afrique, mobilisant des financements pour améliorer l’accès à un approvisionnement énergétique abordable et fiable pour les populations africaines. L’année dernière, nous nous sommes engagés à mobiliser 100 milliards de rands en financement vert d’ici 2028.
L’ampleur et le rythme du développement des énergies renouvelables en Afrique sont motivés par une combinaison d’alignement politique, de baisse des coûts technologiques, de la demande croissante des investisseurs et de la nécessité de lutter contre les risques climatiques tout en élargissant l’accès à l’énergie. Le développement des énergies vertes représente un exercice d’équilibre complexe entre décarbonation, croissance économique et inclusion sociale.
Boitumelo Sethlatswe, responsable du développement durable chez Standard Bank, déclare : « La transformation que nous observons reflète un changement structurel dans la manière don’t les systèmes énergétiques sont construits sur le continent. Les énergies renouvelables ne sont plus un complément marginal ; elles deviennent essentielles à la capacité de production. Surtout, cette transition ne vise pas seulement à réduire les émissions, mais aussi à élargir l’accès à une énergie abordable et fiable, favorisant ainsi une croissance inclusive. Notre priorité est de veiller à ce que le développement des énergies renouvelables s’accompagne de la création d’emplois, du soutien aux communautés et de la construction d’économies résilientes, capables de résister aux futurs chocs climatiques et économiques. »
Une transition juste en Afrique signifie reconnaître les réalités du développement tout en accélérant des solutions durables. Bien que Standard Bank soit fière de son rôle en tant que l’un des plus grands bailleurs de fonds d’énergie renouvelable en Afrique, nous reconnaissons que les sources d’énergie non renouvelable continuent de jouer un rôle important dans de nombreuses économies africaines. Nous nous engageons à soutenir une transition juste vers une économie à faible émission de carbone, équitable, inclusive et bénéfique pour tous.
L’accélération des investissements dans les énergies renouvelables est portée par le solaire, l’éolien et les solutions hybrides intégrant des systèmes de stockage d’énergie par batteries. Du point de vue du financement, l’ampleur des opportunités est considérable. Exploiter pleinement le potentiel des énergies renouvelables en Afrique exige des investissements soutenus dans la production, le transport et les infrastructures nécessaires, ainsi que des mécanismes de financement innovants capables de mobiliser des capitaux à grande échelle.
Standard Bank joue un rôle de premier plan dans la structuration et le financement de projets énergétiques, avec une part croissante de son activité orientée vers la finance durable.
Sasha Cook, responsable du financement durable, des services bancaires aux entreprises et d’investissement chez Standard Bank, déclare : « La transition énergétique en Afrique est de plus en plus définie par l’orientation des flux de capitaux. Nous constatons une réallocation claire vers les énergies renouvelables, soutenue par des fondamentaux solides et une rentabilité des projets en amélioration. »
À la fin de l’exercice 2025, Standard Bank avait déjà mobilisé 62 % de son objectif de 450 milliards de rands en financement durable, témoignant d’une forte dynamique et d’une réalisation constante de ses engagements. En 2025, la banque a mobilisé 47,1 milliards de rands en financement vert, dont un financement important pour des projets d’énergies renouvelables
Le développement des projets d’énergies renouvelables de Standard Bank illustre concrètement cette dynamique. Parmi les transactions récentes, on peut citer son rôle d’arrangeur principal mandaté pour les projets solaires Khauta Sud et Ouest (506 MW) dans l’État libre, qui fourniront plus de 1 000 GWh par an à un portefeuille diversifié d’entreprises clientes via des accords de transport. La banque est également un financeur clé du portefeuille éolien Ummbila Emoyeni (465 MW) de Seriti Green dans le Mpumalanga, désormais la plus grande plateforme éolienne privée d’Afrique du Sud, et du parc éolien Overberg (400 MW) de Red Rocket, qui alimentera d’importants utilisateurs industriels, don’t Richards Bay Minerals. Par ailleurs, Standard Bank a soutenu le projet solaire du barrage de Du Plessis (75 MW) dans le Cap-Nord, ainsi que des structures commerciales innovantes via Etana Energy.
Au-delà de la production, l’accent est croissant sur l’écosystème énergétique plus large, incluant la stabilité du réseau, le stockage d’énergie et les solutions décentralisées. Ces composants sont essentiels pour garantir que la capacité renouvelable se traduit par une alimentation électrique fiable et constante.
Ce changement a également des implications économiques plus larges. Les projets d’énergie renouvelable créent de nouvelles chaînes de valeur, soutiennent les industries locales et permettent une plus grande participation à l’économie verte mondiale.
La complexité réglementaire, les contraintes de financement et les lacunes d’infrastructure ralentissent le déploiement dans certains marchés. Résoudre ces obstacles nécessitera une action coordonnée entre gouvernements, institutions financières et secteur.
Alors que le continent navigue dans cette transformation, l’interaction entre durabilité et développement reste centrale. Le ratio actuel de 8:1 en faveur des énergies renouvelables est un indicateur de changement structurel, indiquant que l’avenir énergétique de l’Afrique est de plus en plus soutenu par des systèmes plus propres, plus inclusifs et plus résilients.
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